30 juin 2010

The End

Sans_titre

Voilà je reviens, tout du moins j'essaie d'écrire à nouveau.

Et oui, il m'est difficile de m'asseoir derrière mon pc et de tenter de dévoiler au mieux ce que je ressens. Mon style d'écriture est trop imparfait , trop enfantin, trop brute. En définitive mon style d'écriture n'est  pas assez .M'enfin bon le sujet n'est pas là. Me voilà de retour, je n'sais pas pour combien de temps, je ne promets rien. Mais je ressens le besoin d'écrire, même si il y a peu de chances que l'écriture panse mes blessures.

Commençons donc par la Fin , car oui en effet c'est la Fin. Celle que j'ai tant attendue. La fin du lycée, la fin du Bac ( que je pense avoir ), la fin d'une période qui n'aura pas été très heureuse pour moi. La fin de trois années lourdes en souvenirs(bons , mais surtout mauvais).

C'est drôle, au collège le lycée me semblait comme une Terre Promise, la fin d'un période d'exclusion. Malheureusement j'aurais dû me douter que c'était trop beau pour moi, trop simple.

Et C'est survenu

Aussi percutant que ce face à face en voiture un soir de novembre. Telle une fracture irréparable qui a entrainée la chute de ma mère, de mon frère , de mon père et pour finir la mienne. Ce "C" majuscule se nomme divorce, ou tout du moins séparation dans ce cas.

Je me souviens bien du soir ou mon père m'a annoncé la nouvelle ( Je regardais le Corniaud à la télévision[soir d'été oblige la centième rediffusion -au bas mot -des films de  Louis De Funès]) . Je m'en doutais bien entendu, et en soit ça ne me dérangeait pas, je préférais  voir mes parents heureux séparément moi. Et cela on me l'a souvent reproché "mais tu es donc sans cœur" ou "tu ne pense vraiment qu'as toi". Je ne comprends toujours pas pourquoi il aurait fallu que je m'oppose à cette décision. M'enfin passons, je reviendrai plus en détail sur ce point dans un prochain écrit. Ce dont je ne me doutais pas c'est la tournure qu'allaient prendre la situation. Car oui, quand on a 14 ans on imagine pas que sa mère peut tomber dans une spirale destructrice. Quand on a  14 ans on ne sait presque rien de la " dépression" , on envisage ça comme une brève transition, et non comme une maladie dévastatrice qui change radicalement la vie de la personne atteinte ainsi que celle de ses proches.

Trois ans déjà et pas d'amélioration. Trois années, trois périodes, et mon déclin au fil du temps. 

Je me croyais forte, mais il n'en est rien. 

Heureusement c'est la fin. Il est temps pour moi de partir, je ne peux pas rester ici plus longtemps, je ne dois pas tomber dans l'abîme. Car oui, je me suis rendue compte que moi aussi j'étais tombée. Très loin, trop loin. Là où il fait froid, là où le sang se glace, où la vie n'a plus d'intérêt. Le bac est ma porte de sortie, la clef permettant l'accession au couloir d'après.

M'éloigner me permettra d'avoir un point de vue extérieur, d'être moins touchée, moins vulnérable, et surtout d'être plus capable d'aider mes proches.

La Fin s'apparente donc à un nouveau début, comme toujours. J'espère tout de même que ce début sera plus réussi que le précédent.

it's time to wake up...

Posté par shadow_girl à 01:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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